• Mémoire assassine - Thomas H.Cook

    Un tout grand merci aux éditions Encre noire pour cette belle découverte!

    Quatrième de couverture:

    "Mon père resta dans la maison deux bonnes heures, muré dans le silence, avec, pour unique compagnie, les cadavres de sa femme et de ses enfants assassinés... Celui qu'il attendait, c'était moi."

    Mon avis:

    Je suis ravie d'avoir pu découvrir ce roman! Le format peu ordinaire m'a d'abord intriguée, la finesse des pages m'a fait un peu peur, la disposition des phrases également... mais finalement, je n'ai rencontré aucune difficulté à lire ce récit!

     Poussé par une écrivaine qui rédige un ouvrage sur les assassinnats familaux, Steve Farris,la trentaire, remonte dans son enfance, dans son passé, pour se remémorer des jours, des moments, des instants de sa vie, jusqu'à ce jour... ce jour terrible où son père a tué sa mère, sa soeur et son frère! Il se demande comment son père a pu en arriver là, il analyse chacun de ses souvenirs.

    Tout au long de son cheminement, Steve va enfin pouvoir mettre des mots, des émotions sur certains évènements dont il ne se souvenait plus... mais qui lui sont enfin revenus!

    Il n'hésitera pas à mettre son couple en péril, à délaisser son fils et son travail pour faire ce retour sur son passé!

    Je n'en dis pas plus! Pourquoi? Parce que la fin... est surprenante et je ne veux pas vous aiguiller ou vous ôter le charme de cette découverte! Sachez seulement que parfois, l'interprétation des choses peut tout changer...

    Une très belle découverte pour moi!

     


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  • Elle s'appelait Sarah - Tatiana de Rosnay

    Quatrième de couverture:

     Paris. 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.

    Paris. 16 juillet 1942. A l'aube, la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là.

    Mon avis:

    Si je vous dis que j'ai littéralement dévoré les 357 pages de ce bijou en un peu moins de 4h... en m'arrêtant juste pour me nourrir... ça vous donne une idée de mon avis?

    Tatiana de Rosnay n'a pas peur de s'attaquer à un jour sombre de l'histoire française, la rafle du Vel d'Hiv... et moi j'avoue qu'en tant que belge, je n'en avais jamais entendu parler! Mais ce qui m'a particulièrement frappée c'est que cet épisode douleureux semble peut enseigné dans les écoles françaises...

    Ayant eu l'opportunité d'aller visiter les camps de concentration d'Auschwitz à la fin de mes études secondaires, ayant eu des arrières grands-parents et grands-parents résistants, j'ai été touchée tout au long du récit!

    Le parallèle entre Sarah et Julia est troublant, le passage d'une histoire à l'autre, les liens, tout ne peut que nous toucher! On y apprend plein de détails, des choses inimaginables, des moments émouvants, des actes horribles, la séparation d'êtres chers... et on ne peut ou ne veut pas se dire que oui, ça a réellement eu lieu!

    Les mots me manquent pour vous dire tout ce que j'ai ressenti en lisant et terminant ce récit. Cela me trotte d'ailleurs encore en tête ce matin...

    Je ne peux que vous conseiller de le lire si ce n'est pas encore fait!

    Pour ma part, j'ai découvert qu'il existe une adaptation en film... et j'ai bien envie de le voir!


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  • Encore une danse - Katherine Pancol

    Bon ben... je passe mon tour!

    Pourquoi? Je viens d'abandonner ce livre!

    En un seul mot? INSIPIDE!

    J'ai l'impression d'avoir perdu quelques heures de lectures...

    Pourtant, le sujet lourd qui arrive dans la seconde partie est plein de sens et pourrait être bien mieux exploité!

    Une grande déception...


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  • Je remercie chaleureusement Livraddict et les Editions Marabout pour ce partenariat!

    Quatrième de couverture:

     Eloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L'auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s'en suit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au coeur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l'autre. La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d'abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s'opère, le faible, la vulnérabilité, l'épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.

     

    Mon avis:

     Derrière cette couverture simple aux couleurs chaudes se cache un court récit d'un peu moins de 100 pages, mais un court récit qui nous pousse à la réflexion, qui chamboule notre esprit.

    Même si j'ai eu un peu peur en lisant la préface (j'ai eu peur de me retrouver face à un dialogue purement philosophique), j'ai littéralement été happée par l'échange entre Alexandre et Socrate, au point d'avoir lu les 96 pages d'une traite.

    Tout au long de cet échange, Alexandre nous livre des morceaux de sa vie, dont une bonne partie a eu lieu dans un centre pour personnes handicapées, des tranches de souvenirs avec ses copains, la tristesse d'être séparé de sa famille, la dureté de certains éducateurs, la routine... mais qui n'en est jamais une, son dépassement pour réintégrer une scolarité dite "normale", sa vision du monde "normal".

    Ce dialogue nous pousse à réfléchir en nous basant sur une parole de Socrate: "Connais-toi toi-même". Qui es-tu? Comment peux-tu te définir? Qu'est-ce qui te pousse à réagir ainsi?

    Une idée récurrente tout au long du récit est la notion de normalité/anormalité et nous pousse à nous demander: "Suis-je normal si je marche, je cours, je vais à l'école,... ? Suis-je anormal si j'ai besoin d'un fauteuil roulant pour me déplacer, d'appareils auditifs pour entendre, ...? " Mais en fait, peut-on se définir, se sentir, normal ou anormal? Sur quels critères puis-je dire que je suis quelqu'un de normal? Grande idée de réflexion pour moi...

    Ayant plusieurs personnes "handicapées" (je déteste ce terme) dans mon entourage, le récit d'Alexandre Jollien me retourne un peu. Est-il nécessaire de toujours sourire quand on croise leur regard triste? Est-ce que notre pitié ne les blesse pas plus qu'elle ne les aide? N'est-ce pas moi la personne "handicapée" ou "anormale"?

    Si comme moi vous n'avez pas peur d'être chamboulé dans vos pensées, je vous conseille de vous plongez dans ce dialogue tantôt déroutant, tantôt émouvant.

    Morceaux choisis:

    Lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi se succédaient à la même cadence. Sans jamais se ressembler, les jours suivaient pourtant leur cours avec une étonnante régularité. Le temps nous entraînait inéluctablement dans sa marche sans que nous lui opposions jamais un pourquoi. (p24)

    Chaque jour, il nous fallait nous remettre à l'ouvrage, résoudre les difficultésn une par une, assumer notre condition, rester debout. Voilà notre travail, notre véritable vocation, ce que j'appelle, faute de mieux, le métier d'homme. (p38)

     


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  • Quatrième de couverture:

    Un adolescent disparaît dans d'étranges circonstances et Alan Banks, son meilleur ami, se reproche longtemps de ne pas avoir su prévenir sa mort.

    Trente ans plus tard, devenu inspecteur principal dans la police du Yorkshire, Banks croit avoir tiré un trait sur le passé. Jusqu'à une macabre découverte qui vient rouvrir la plaie, le plongeant dans une enquête particulièrement sensible, face à ses propres démons.

    A des années et des kilomètres de distance, ces deux meurtres pourraient bien être liés et leur élucidation se révèle aussi redoutable pour les vivants que pour la mlémoire des morts...

     

    Mon avis:

     Avec la rentrée scolaire, j'ai mis deux bonnes semaines à lire ce thriller de 540 pages... à ma grande désolation!

    J'ai beaucoup aimé cet écrit et c'est avec joie que j'ai découvert qu'il existait d'autres enquêtes de l'inspecteur Alan Banks. Mais parlons de cette enquête...

    Tout au long du livre, on passe d'une enquête à l'autre, d'une lieu à l'autre. Au début, j'au eu un peu de mal à m'y faire et puis j'ai pris le rythme. Deux enquêtes à la fois similaires et opposées, l'une étant liée au passé.

    Pour chacune de ces enquêtes, Alan Banks est aidé, épaulé, par une femme. L'une a été sa maîtresse dans le passé, l'autre le deviendra... On peut presque s'imaginer le charme de cet homme, charme ravageur.

    De la première enquête sur le meurtre "récent", on pourrait à nouveau retirer l'expression: "l'argent ne fait pas le bonheur" et y ajouter, "la célébrité non plus"! On découvre un adolescent tiraillé entre son passé, son père défunt, son beau-père qui a des projets pour lui... qui ne sont pas les siens, un ado qui trouve refuge auprès des livres, de la musique, de l'écriture, d'adultes prêts à l'écouter, à l'aider,... mais aussi à l'utiliser!

    Dans la seconde enquête, on retrouve des passages de l'enfance d'Alan Banks, entourés de ses amis, des cigarettes en cachettes, des magazines coquins, de l'insouciance... et d'autres passages réels où corruption, pression, menaces, subtilisation sont de rigueur!

    Aidés par ces deux femmes qui comptent pour lui, l'Inspecteur Banks résoudra ces énigmes!

    J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à une telle fin! Je suis tombée dans le panneau pour la résolution de l'enquête sur la mort de l'ami d'enfance de Banks! Bref, un bon thriller comme je les aime!


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